En ce vendredi matin d’hiver, l’ambiance paraît plutôt détendue chez Cap Monétique. Quelques rires éclatent au loin ; à l’accueil, on nous annonce une Barbara Billac « très en forme ». La directrice générale du groupe ne semble pas la dernière à plaisanter : assez vite, on devine une forme de proximité qui s’illustre dans la politique RH énoncée. « Ici, on pense que nos salariés travaillent mieux quand ils font ce qu’ils aiment. Alors, quand on voit que quelqu’un n’est pas tout à fait en phase avec le poste qu’il occupe, on essaye de l’adapter. Donc, en général, les gens restent chez nous. » Familial & international Sur les 80 salariés que comptent les six entreprises du groupe, une cinquantaine travaille au siège de Descartes, faisant de Cap Monétique l’un des plus gros employeurs de la commune. Un fleuron local qui s’est bâti une solide réputation grâce à ses différentes solutions d’identification et de paiement développées depuis 1980. Les lavages automatiques le plébiscitent, 98 % des universités françaises font appel à ses prestations… En résumé, « plusieurs millions de personnes en France » utilisent dans leur vie des solutions conçues ou développées en Sud Touraine. L’an dernier, le groupe a engrangé près de 12 millions d’euros de chiffre d’affaires en équipant des clients situés en France et en Europe. Malgré cette réussite patente, Cap Monétique est restée une PME familiale, créée au début des années 80 par Ghislain Moreau, le père de Barbara Billac. « Quand j’étais gamine, je comptais le week-end les pièces de monnaie laissées dans les photocopieurs en libre-service », l’activité originelle de l’entreprise. Rentrée dans le groupe sans en avoir fait une raison d’être, Barbara a succédé à son père au milieu des années 2010. Ses deux enfants et son mari y ont eux aussi fait leurs places. Familial, on vous dit ! Fille de Descartes Comment l’intéressée a-t-elle apposé sa marque ? « Au départ, entendre que j’étais la « fille de » m’énervait. Il a fallu faire mes preuves. » Son intégration s’est cependant faite naturellement, à son rythme, en s’occupant d'abord des parties commerciales puis financières. À 56 ans, Barbara Billac n’a plus grand-chose à prouver, hormis de montrer qu’il est « possible » pour une femme de diriger une entreprise. L’audace, c’est ce qu’elle transmet aussi aux plus jeunes dans son rôle de marraine de la « minientreprise » du collège Roger-Jahan de Descartes. Des élèves de 3e mais aussi des classes ULIS y participent désormais. « C’est super, car c’est à l’image d’une entreprise avec une mixité de personnes et de profils. L’objectif est de construire des projets, des budgets, mais aussi de déconstruire des clichés en montrant que l’entreprise, c’est positif. » Son implication dans la vie sociale et économique du territoire lui a d’ailleurs valu d’être distinguée en 2017 au grade de chevalier de la Légion d’honneur. « On dit que je fais beaucoup pour les autres, que je m’implique dans des associations, mais moi je trouve ça naturel. Si je peux aider, j’aide. » Descartes, le Lochois : c’est sa vie. « Notre Touraine, on y tient ! », lance-t-elle dans un cri du cœur. www.capmonetique.com Initiales BB Avec de l’audace, du travail et de la souplesse, on peut entreprendre de grandes choses. C’est le cas de Barbara Billac, directrice générale de Cap Monétique, un groupe familial devenu l’un des plus gros employeurs de Descartes. portrait d´acteur agir ensemble en commun • hiver 2026 11 On dit que je fais beaucoup pour les autres, que je m’implique dans des associations, mais moi je trouve ça naturel.
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