L’hôpital, un « socle » de référence Le Sud Touraine a la chance de disposer à Loches d’un Centre Hospitalier de 373 lits et places. Depuis deux ans, son activité « est repartie à la hausse », assure Florent Uro, son directeur délégué (en photo). Le Centre Hospitalier de Loches, fort d’un budget annuel de 48 millions d’euros, accueille plus de 14 000 passages par an au sein de ses urgences et dispose d’un SMUR, seul moyen de secours médicalisé capable d'intervenir en moins de 30 minutes sur le Sud Touraine. L’établissement compte aussi plusieurs spécialités au sein de son service de chirurgie, mais aussi un hôpital de jour en gériatrie ainsi qu’un service de psychiatrie adulte auquel les médecins libéraux peuvent se référer par le biais d’un logiciel spécialisé mis en ligne au printemps. Le « plateau technique » de l’hôpital de Loches est également un appui précieux pour les médecins de ville qui peuvent compter, dans un rayon raisonnable, sur des outils adaptés pour préciser leur diagnostic et/ou traiter leurs patients. Le service d’imagerie s’est ainsi renforcé ces derniers mois : le Centre Hospitalier s’est doté d’une IRM mobile, présente 15 jours par mois, opérée en partenariat avec un groupe privé. « L’hôpital travaille avec les professionnels de la médecine de ville, et pas à côté d’eux », souligne Florent Uro, qui « mesure la chance de compter sur une communauté de professionnels de santé très structurée via le Réseau Santé du Sud Lochois ». D’ailleurs, le Centre Hospitalier accueille dans ses murs une maison médicale de garde gérée par ce même Réseau. Vrai repère pour les professionnels de santé du Sud Touraine, l’hôpital de Loches partage sa direction avec le CHRU de Tours, ce qui crée des passerelles évidentes en termes d’offres de soins et d’attractivité (orthopédie, ophtalmologie, gastro-entérologie, chirurgie viscérale, urologie, odontologie, chirurgie vasculaire, gynécologie, néphrologie, pneumologie, psychiatrie et urgences). Le centre hospitalier accueille à l’année plus de 140 stagiaires étudiants, ainsi que des internes qui s’installeront peut-être sur le territoire une fois leur diplôme obtenu. Ceux-ci pratiqueront alors peutêtre en « exercice partagé », c’est-à-dire en combinant travail en milieu hospitalier et en libéral. « Nous promouvons cette mixité, indique Florent Uro. Quatre médecins généralistes exerçant à l’hôpital ont d’ailleurs cette double casquette. » Yzeures-sur-Creuse Une maison de santé, des volontés partagées « Nous ruraux, on nous oublie ! » En est-on si sûr ? À Yzeures-sur-Creuse, l’ouverture de la nouvelle Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) est le résultat d’un gros travail collectif. Pour que cette structure reçoive ses premiers patients, en juillet dernier, il a d’abord fallu, avec l’aide du Réseau Santé du Sud Lochois, mettre autour de la table des professionnels de santé exerçant à Yzeures-sur-Creuse, au Grand-Pressigny et à Preuillysur-Claise afin qu’ils écrivent un projet local de santé, préalable indispensable pour demander des subventions. Les acteurs publics ont ensuite été nombreux – État, Région, Département, Communauté de Communes, Banque des Territoires et la commune – à mettre la main au portefeuille pour financer la réhabilitation du bâtiment. Les services de Loches Sud Touraine et de l’ADAC 37 (Agence Départementale d’Aide aux Collectivités) ont en outre apporté un soutien majeur à ce projet en termes d’études, de balisage administratif, technique et financier, tandis que la Préfecture et l’Agence Régionale de Santé furent des partenaires aussi exigeants qu’efficaces. À Yzeures-sur-Creuse, le maire Jacky Périvier et son conseil ont ainsi pu faire aboutir ce projet inscrit dans leur programme en 2020. « On n’a rien lâché pendant ces cinq dernières années ! Il a fallu s’habituer à un environnement très règlementé mais aussi écouter, et parfois renoncer. En vérité, les contraintes se sont transformées en challenges. » Quand il y a une volonté, il y a un chemin : un médecin généraliste, deux infirmiers, une ostéopathe, une psychologue, deux kinés, ainsi que des praticiens du « mieux-être » sont aujourd’hui hébergés au premier étage dans cette MSP qui abrite aussi deux studios pour accueillir des stagiaires en santé. Pour rappel, la maison de santé du Grand-Pressigny, fondue dans ce même projet à trois communes, avait ouvert en 2025 ; les élus de Preuilly-sur-Claise, quant à eux, travaillent sur leur projet de Maison de Santé. De gauche à droite : pour la Communauté de Communes, Laëtitia Chéreau, cheffe de projet santé et politiques sociales et Christine Beffara, Vice-présidente à la santé. Pour le Réseau Santé du Sud Lochois, sa présidente, la docteur Cindy Veauvy et Maxime Beulé, son directeur. Les deux structures travaillent en étroite collaboration. Jacky Périvier, maire d'Yzeures-sur-Creuse devant la toute nouvelle Maison de Santé Pluriprofessionnelle inaugurée à la fin du mois d'octobre. engagés en commun • automne 2026 7 Loches Sud Touraine est en lien permanent avec tous les acteurs de la santé du territoire pour soutenir les projets relatifs à l’installation, au maintien, et au développement des pratiques médicales et paramédicales et ainsi répondre aux attentes croissantes des citoyens. Christine Beffara, Vice-présidente Loches Sud Touraine à la santé
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